Bien vieillir : mythe ou réalité ?
La semaine dernière, le CGBB a eu le plaisir d’accueillir Cécile Boret et Marie-Anne Coste-Devigne pour une conférence particulièrement enrichissante intitulée : « Bien vieillir : mythe ou réalité ? »
Un sujet qui nous concerne tous, que nous ayons 30, 50 ou 80 ans.
Car si personne ne peut empêcher le temps de passer, chacun peut agir sur la manière dont il avance dans la vie.
Et c’est précisément l’un des grands enseignements de cette conférence : vieillir est inévitable, mais bien vieillir est largement influencé par nos choix quotidiens.
Nous vieillissons dès notre naissance
La société entretient souvent une relation paradoxale avec le vieillissement.
Nous savons qu’il est inéluctable, pourtant, nous préférons souvent ne pas y penser, comme si le sujet concernait toujours les autres, comme si nous avions tout notre temps.
Or le vieillissement ne commence pas à 60 ans, ni à 70 ans, il commence dès notre naissance.
Chaque jour, notre organisme évolue, chaque jour, nous construisons ou nous dégradons une partie de notre capital santé.
Cette idée du capital santé a été au cœur des échanges.
Nous naissons tous avec un patrimoine biologique comparable à un compte épargne.
Certains disposent d’un capital initial plus important que d’autres mais ce qui fait la différence sur le long terme, ce sont surtout les habitudes que nous adoptons.
Le capital santé : notre patrimoine le plus précieux
Nous consacrons beaucoup d’énergie à protéger nos biens matériels.
Nous assurons nos maisons, nos voitures, nos entreprises, nos placements financiers mais prenons-nous autant soin de notre santé ?
Pourtant, elle conditionne tout le reste.
Sans elle, nos projets deviennent plus difficiles, nos ambitions plus compliquées, nos plaisirs plus limités.
Notre santé constitue probablement le plus précieux des patrimoines.
Et contrairement à ce que l’on croit parfois, elle n’est pas uniquement déterminée par notre génétique.
Nos comportements jouent un rôle considérable.
- L’alimentation,
- Le sommeil,
- L’activité physique,
- La gestion du stress,
- Les relations sociales,
- L’environnement.
Autant de facteurs sur lesquels nous pouvons agir.
La prévention n’est plus une option
Pendant longtemps, notre système de santé a été essentiellement construit autour du soin.
On tombait malade, puis on consultait, puis on était soigné, etc.
Cette logique reste évidemment indispensable mais elle montre aujourd’hui ses limites.
La crise sanitaire liée à la COVID-19 a profondément modifié notre regard sur la santé.
Elle a mis en lumière notre vulnérabilité, elle a rappelé l’importance de préserver notre organisme avant l’apparition des problèmes.
La prévention devient désormais une nécessité.
Elle consiste à agir avant que les difficultés ne surviennent, à maintenir un état optimal le plus longtemps possible, à investir aujourd’hui pour récolter demain.
Bien vieillir ne signifie pas vivre le plus longtemps possible
L’un des points les plus intéressants abordés lors de cette conférence concerne la notion même de vieillissement.
Car bien vieillir ne signifie pas nécessairement atteindre un âge record.
La question n’est pas seulement quantitative, elle est surtout qualitative.
À quoi sert de vivre très longtemps si l’on perd progressivement son autonomie, son énergie ou sa qualité de vie ?
L’objectif n’est pas seulement d’ajouter des années à la vie, c’est aussi d’ajouter de la vie aux années, pouvoir continuer à marcher, à voyager, à pratiquer ses passions, à voir ses proches, à conserver son indépendance, à profiter pleinement de l’existence.
Voilà ce qui donne tout son sens à la notion de vieillissement réussi.
L’activité physique : le meilleur médicament du monde
S’il existe un domaine sur lequel les études scientifiques sont particulièrement claires, c’est bien celui-ci.
L’activité physique constitue l’un des leviers les plus puissants pour préserver sa santé.
Bouger régulièrement réduit les risques de nombreuses maladies chroniques, améliore les capacités cardiovasculaires, renforce les muscles, préserve les os, améliore le sommeil, diminue le stress, favorise la santé mentale.
Et pourtant, nous passons de plus en plus de temps assis.
- Devant nos écrans,
- Dans nos voitures,
- Dans les transports,
- Au bureau.
Le corps humain n’a jamais été conçu pour une telle sédentarité.
- Marcher,
- Nager,
- Faire du vélo,
- Danser,
- Jardiner,
- Pratiquer une activité sportive,
- Peu importe finalement la discipline.
L’essentiel est de continuer à bouger.
L’alimentation : notre première médecine
Hippocrate disait déjà :, « Que ton alimentation soit ta première médecine. »
Cette phrase conserve aujourd’hui toute sa pertinence.
Notre alimentation influence directement notre état de santé.
- Notre énergie,
- Notre poids,
- Notre système immunitaire,
- Notre vieillissement cellulaire.
Bien manger ne signifie pas suivre des régimes extrêmes, ni se priver constamment, il s’agit plutôt d’adopter un équilibre durable.
Privilégier les produits peu transformés, consommer davantage de fruits et légumes, limiter les excès, hydrater correctement son organisme.
Et surtout retrouver une relation plus sereine avec la nourriture.
Le sommeil : l’oublié de notre époque
Nous vivons dans une société qui valorise souvent l’hyperactivité.
Dormir est parfois perçu comme une perte de temps, une faiblesse, une contrainte.
Pourtant, le sommeil est l’un des piliers fondamentaux de la santé, c’est pendant notre sommeil que notre organisme récupère, que notre cerveau consolide les apprentissages, que nos cellules se régénèrent, que notre système immunitaire se renforce.
Dormir suffisamment constitue l’un des investissements les plus rentables pour notre santé à long terme.
La santé mentale : un enjeu majeur
La santé ne se limite pas au corps.
L’équilibre psychologique joue également un rôle essentiel dans la qualité du vieillissement.
- Stress chronique,
- Anxiété,
- Isolement,
- Fatigue émotionnelle.
Ces facteurs ont des conséquences réelles sur notre organisme.
Longtemps négligée, la santé mentale occupe aujourd’hui une place centrale dans les réflexions sur le bien vieillir.
Prendre soin de son esprit est tout aussi important que prendre soin de son corps.
Le rôle essentiel des relations humaines
L’un des enseignements les plus fascinants des études sur la longévité concerne l’importance des liens sociaux.
Les personnes qui entretiennent des relations de qualité vivent généralement plus longtemps et en meilleure santé.
- L’amitié,
- La famille,
- Les activités collectives,
- L’engagement associatif,
- Les rencontres.
Tous ces éléments contribuent à notre équilibre.
L’être humain est un être social.
Nous avons besoin des autres, besoin d’échanger, de partager, de rire, d’apprendre, de nous sentir utiles.
C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles des communautés comme le CGBB jouent un rôle si précieux.
Elles créent du lien et le lien est un formidable facteur de santé.
Le cerveau aussi a besoin d’entraînement
Le vieillissement cognitif n’est pas une fatalité.
Notre cerveau possède une remarquable capacité d’adaptation.
Cette capacité, appelée plasticité cérébrale, perdure tout au long de la vie.
- Lire,
- Apprendre,
- Découvrir,
- Voyager,
- Pratiquer une activité artistique,
- Rencontrer de nouvelles personnes,
- S’intéresser à de nouveaux sujets.
Toutes ces activités stimulent notre cerveau.
Elles contribuent à préserver nos capacités intellectuelles.
Les nouvelles technologies au service du bien vieillir
La conférence a également permis d’évoquer les nombreuses innovations qui émergent dans le domaine de la santé.
Objets connectés, applications de suivi, télémédecine, intelligence artificielle, médecine prédictive.
Ces outils ouvrent des perspectives fascinantes.
Ils ne remplaceront jamais les professionnels de santé mais ils peuvent nous aider à mieux comprendre notre corps et à adopter des comportements plus favorables à notre santé.
Devenir acteur de sa santé
Le message principal de cette conférence peut se résumer simplement : Nous avons plus de pouvoir que nous ne l’imaginons.
Bien sûr, nous ne contrôlons pas tout.
La génétique existe, les accidents de la vie existent, les maladies existent mais nous disposons d’une marge d’action considérable.
Chaque jour, chaque repas, chaque nuit, chaque promenade, chaque rencontre, chaque décision compte.
Le vieillissement n’est pas un phénomène que nous subissons passivement.
C’est un processus auquel nous participons activement.
Une invitation à vivre pleinement
Au fond, cette conférence ne parlait pas uniquement du vieillissement, elle parlait surtout de la vie, de notre capacité à prendre soin de nous, à préserver notre énergie, à cultiver notre équilibre, à faire des choix cohérents avec ce qui compte réellement.
Bien vieillir n’est pas un objectif réservé à une tranche d’âge particulière, c’est une démarche qui commence aujourd’hui, quel que soit notre âge.
Ce que nous retenons de cette conférence
La grande leçon de cette soirée est finalement porteuse d’espoir.
Bien vieillir n’est ni un mythe ni une promesse magique, c’est une construction, un chemin, une somme de petites décisions prises au quotidien.
Bouger davantage, mieux manger, dormir suffisamment, prendre soin de sa santé mentale, entretenir des relations humaines de qualité, continuer à apprendre, rester curieux, conserver des projets, cultiver la joie de vivre.
Autant de leviers qui nous permettent d’aborder l’avenir avec davantage de sérénité.
Un immense merci à Cécile Boret et Marie-Anne Coste-Devigne pour cette conférence passionnante qui nous a rappelé une évidence parfois oubliée : notre avenir se construit dès aujourd’hui, et nous avons tous le pouvoir d’agir pour vivre plus longtemps… mais surtout pour vivre mieux.
Venez, tel que vous êtes, rejoindre le CGBB
Tout au long de l’année, à travers nos 250 événements, nous vous permettons de faire plein de belles rencontres, et ça, ce n’est pas rien 😉
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